Déduction, réduction d’impôt, crédit d’impôt : c’est la même chose, non ?

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Quand certains pensent avec émotion au Père Noël qui va bientôt nous « visiter », d’autres s’interrogent sur la façon de diminuer l’impôt qui sera dû sur les revenus de l’année qui se termine.

Cela fait moins rêver c’est sûr, mais cela peut s’avérer très efficace.

Encore faut-il avoir compris comment baisser cet impôt et si c’est vraiment pertinent dans le cadre de sa situation personnelle.

Il existe 2 leviers pour réduire la taxation sur ses revenus : en diminuant son assiette taxable ou en diminuant directement son impôt.

1) En diminuant l’assiette taxable tout d’abord.

1.1 Certaines solutions sont largement connues comme :

– pour un salarié, la déclaration de ses frais professionnels « au réel » lorsque ceux-ci sont supérieurs au forfait de 10 %

– les pensions alimentaires versées aux enfants non autonomes financièrement ou même à des ascendants sous certaines conditions

– la préparation de votre retraite en effectuant des versements sur des produits de placement comme les PER individuel (Produit d’Epargne Retraite), les PERP (Plan d’Epargne Retraite Populaire), les contrats « dits » Madelin

– et pour ceux qui veulent diminuer leurs revenus immobiliers, l’investissement dans des opérations de déficit foncier par exemple peut être une bonne solution. L’investissement en Monuments historiques également (dans certaines limites) ou en dispositif Cosse. Ces opérations peuvent se réaliser via la souscription de parts de SCPI ou en direct.

1.2 D’autres outils moins connus, ne nécessitent pas d’investissement. Citons par exemple :

– le passage de la location nue à la location en meublé pour son immobilier locatif, sous réserve bien sûr que cela soit envisageable.

– la donation de l’usufruit temporaire d’un bien immobilier par exemple à ses enfants

Ü Pour autant ces solutions nécessitent une réflexion en amont et un certain délai pour leur mise en oeuvre.

2) En diminuant directement l’impôt dû.

On parle alors de réduction d’impôt ou de crédit d’impôt.

La différence entre les deux réside dans le fait que la réduction d’impôt n’est pas remboursable si elle ne peut pas s’imputer à 100% sur votre impôt dû. A noter cependant que certaines réductions bénéficient d’un mécanisme de report limité dans le temps.

Alors que le crédit d’impôt vous sera remboursé s’il dépasse le montant de votre impôt ou que vous n’êtes pas imposable.

Les investissements immobiliers de types Pinel ou Malraux (via la souscription de parts de SCPI ou en direct), les dons, l’investissement au capital d’une PME, l’investissement en bois et forêts, les dispositifs Girardin (Outre-Mer), les FCPI (Fonds Commun de placement dans l’innovation), FIP (Fonds d’Investissement de Proximité),… ouvrent droit à une réduction d’impôt.

Quant au crédit d’impôt, il concerne les frais de garde de jeunes enfants, les dépenses de services à la personne, certaines catégories de travaux lorsqu’ils ont pour objectif d’effectuer des économies d’énergie sur votre résidence principale, etc.

Attention toutefois, dans votre réflexion, à bien mesurer votre capacité « d’optimisation fiscale ». En effet, la réduction d’impôt obtenue au titre de l’ensemble de ces réductions et crédits d’impôt (sauf exception) est limitée à 10 000 € par foyer fiscal et par an.

Ainsi lorsque la somme des réductions et crédits d’impôt obtenue excède ce montant, la fraction excédentaire n’aura pas d’impact sur l’impôt. Il s’agit du célèbre plafonnement des niches fiscales.

Notez qu’en cas d’investissement en dispositifs Outre-Mer et/ou SOFICA (SOciété de Financement de l’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle) le plafond est porté à 18 000 €.

⇒ Voilà vous avez toutes les cartes en main pour commencer à réfléchir à la solution qui sera la plus optimale pour vous. Alors à vous de jouer !

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