« Sell in May and go away ! »

Sell in May and go away

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Bilan des marchés financiers à fin avril 2021

Le mois d’avril aura encore été un bon mois sur les marchés financiers, en dépit du risque des variants de la Covid-19 à travers la planète.

  • CAC 40 : + 3.3%
  • Euro Stoxx 50 : + 1.4%
  • DOW Jones : + 2.7%
  • SP 500 : + 5.2%
  • Nasdaq : + 5.9%
  • Hang Seng : + 1.2%
  • Nikkei : – 1.3%
Marchés financiers à fin avril 2021
CAC40 - Bougies mensuelles - 30-04-21

En mars 2020, l’indice avait retrouvé les valeurs de 2013… 7 années de perdues en 3 mois !

En avril 2021, 13 mois plus tard, l’indice CAC40 atteint ses plus hauts, à plus de 6300 points.

CAC40 - Bougies mensuelles - 30-04-21

Le mois de mai est un mois crucial, car il arrive après la publication des résultats des entreprises du 1er trimestre. Ce mois donne donc le ton de l’année à venir. Or, les résultats d’entreprises furent particulièrement bons, voire exceptionnels cette année, notamment pour les valeurs technologiques, les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). Ainsi, Amazon, le leader mondial du commerce en ligne et du cloud a plus que triplé son bénéfice net pour la période de janvier à mars. Il a aussi largement dépassé ses propres attentes et celles du marché avec un chiffre d’affaires de 108,5 milliards de dollars (+44%).

On peut donc être rassuré !

  • pénurie de composants et de certaines matières premières,
  • hausse concomitante des prix de ces mêmes matières premières (y compris agricoles),
  • des containers, du fret maritime (principal moyen de transport des marchandises)…
  • retour de l’inflation importée.
  • de l’indice PMI (indice des directeurs d’achats) manufacturiers et services en zone euro qui est ressorti à 63.3 (attendu à 50.3),
  • des inscriptions au chômage aux Etats-Unis, ressorties à 574.000 (attendu : 607.000).

 

On peut donc, a priori, envisager sereinement l’arrivée du mois de mai, d’autant plus que les bonnes nouvelles se succèdent avec cette fois les politiciens : réouverture progressive des commerces dès la mi-mai en France, mais de manière générale dans tous les pays développés.

Quels sont alors les principaux risques contrariants susceptibles de remettre en cause cette dynamique haussière ?

Quel sera alors le comportement des investisseurs face à la hausse des taux d’intérêts longs (directement liés à l’inflation) ?

  • Le TBond américain (taux américain à 10 ans) est toujours au-dessus des 1.65%
  • L’OAT 10 ans (taux français à 10 ans) est repassé en en territoire positif. A +0,07% ce taux reste marginal.

 

La tendance future à la hausse des taux d’intérêt ne fait aucun doute. En revanche, ce qui est important, et qui inquiète, reste la pente de cette hausse, sa vitesse, son ampleur et la réaction des investisseurs à ces variations. Nous ne craignons pas, du moins pas encore, la hausse des taux dans la durée mais sa volatilité, avec en conséquence des réactions brutales des investisseurs. Toute l’actualité récente (forte hausse du prix de nombreuses matières premières et de produits semi-finis, goulots d’étranglement croissant, y compris sur la main d’œuvre, …) laisse penser que le sujet risque de devenir de plus en plus influent, dans un sens plutôt négatif, au cours des prochaines semaines.

Source : Zonebourse

  • Les investisseurs américains ayant plus de 1 million de dollars de revenus verraient leur fiscalité sur les valeurs mobilières grimper de +98% (de 20% à 39.6%) !
  • Hausse qui se rajoute à celle des impôts pour les entreprises (+33%) qui est passée de 21% à 28%.

(Cf. voir l’impact de cette annonce du 20 avril 2021 sur le CAC40, graphe page suivante).

Actualite-Mai-2021-3
Source: Zonebourse
  • La décrue est très lente en Europe ;
  • Même aux Etats-Unis des responsables constatent que la vaccination de la population n’est pas homogène sur l’ensemble de pays, induisant du même coup une menace tant que le virus continue de s’étendre dans certaines zones ;
  • Tous les pays, mêmes les plus avancés, sont sous la menace de mutations et des variants.

En conclusion..

La bourse concentre les anticipations des investisseurs depuis toujours. A l’aube du deuxième trimestre, synonyme de probable déconfinement généralisé et de retour aux libertés de mouvement, il paraît pertinent de se demander si les parcours haussiers des actions, et plus spécialement ceux des valeurs « value » ou « cycliques », n’ont pas surestimé la future réalité économique. Ne faut-il pas alors faire confiance aux adages boursiers, et alléger les positions ? … « Sell in May and go away » !
Si des ajustements baissiers devaient voir le jour après tant d’espoirs sur les marchés, ne doutons pas qu’une nouvelle fois ces baisses seraient freinées par l’action des banques centrales…

Autre adage : les performances passées ne préjugent en rien de celles à venir 😉

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